Le shiatsu c’est quoi ?

Des kanji (idéogrammes japonais) 指圧 shi et atsuLe shiatsu « pression des doigts » ou « pression digitale » est la thérapie manuelle japonaise inspirée de l’acupuncture chinoise, du anma et de la chiropraxie. Le terme « shiatsu » a été utilisé dans les années 1820 avec Shinsai Ota qui a notamment écrit l’ouvrage Ampuku Zukai. Puis officiellement en 1920 avec Tenpeki Tamai auteur du livre Thérapie par pression des doigts (Shi-atsu). Il est le fruit de la rencontre entre le anma (massage traditionnel chinois anmo et japonais) et la chiropractie importée de l’Occident. Avant que le shiatsu ne devienne une médecine réglementée au Japon et finalisée par un diplôme d’État, des centaines d’écoles formaient les praticiens. Le anma se pratiquait dans les bains publics ou au sein des familles. Mode culturel de rapport à la santé, le shiatsu est un moyen naturel de soulagement et de détente. Il utilise des pressions réalisées à l’aide des pouces principalement mais aussi avec les autres doigts et les paumes des mains, les coudes ou les genoux sur l’ensemble du corps humain, en référence aux connaissances de la médecine traditionnelle japonaise (dont les bases sont sensiblement les mêmes que celle de la médecine chinoise) et surtout aux connaissances de l’anatomie et de la physiologie modernes afin de traiter différents troubles fonctionnels et organiques spécifiques. Il est agit d’abord en tant que médecine préventive.

Aujourd’hui au Japon, les séances de shiatsu ne sont pas remboursées lorsqu’un patient souhaite recevoir des séances ponctuellement et librement, ou remboursées lorsqu’elles sont prescrites par un médecin (un peu comme les soins des kinésithérapeutes en France) ; dans ce dernier cas, le travail shiatsu est assimilé à un massage médical. L’approche manuelle du shiatsu est ici plus « mécanique », la partie « énergétique » s’appuyant sur les points d’acupuncture sous forme de digitoponcture moins utilisée.

En France, la législation avance doucement et certaines mutuelles prennent en charge partiellement ou un nombre réduit de séances à l’année. Aussi, le shiatsu reste dans la catégorie non médicale en tant que discipline de bien-être et de détente.

Le shiatsu se pratique habillé (au Japon, certains instituts fournissent des pyjamas aux patients). Parfois en sous-vêtements mais toujours en recouvrant avec une serviette (tenugui) pour pouvoir effectuer des techniques spécifiques demandant plus de précision ou un travail au moxa.

Le shiatsu se pratique le plus souvent sur une table. Celle-ci plus basse et plus large qu’une table de massage « classique » ou au sol sur tatami avec matelas futon ferme.

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© Antoine Di Novi